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En février 1973 sort le premier album éponyme  (enregistré fin 1972) du jeune groupe de rock progressif anglais CAMEL, créé en 1972. Il ne s'agit pas d'un album concept mais d'un ensemble de titres sans thème transversal porteur. Le groupe est composé de quatre musiciens talentueux dont le leader Andrew Latimer, guitariste exceptionnel et compositeur, marque l'album de son empreinte (riffs de guitare très mélodiques).

camel camel-front[1]flecheAu niveau musical pas de ruptures de rythme violentes, peu d'expérimentation et d'inventivité, des titres assez courts. CAMEL arrive assez tard dans le courant du rock progressif – qui a débuté quatre ans auparavant – et a du mal à trouver sa place : le groupe cherche son identité. Leur album est encore teinté de blues-rock notamment dans les morceaux Slow Yourself Down,Six Ate et dans Arubaluba – à la manière du groupe CARAVAN.

Cependant on ne peut qu'apprécier les mélodies bien arrangées - avec reprises de thèmes comme des refrains. Résultat : une facilité d'écoute qui tranche avec la production des grandes pointures du rock-prog.

Pourtant ce rock-prog façon « soft » n'a pas conduit au succès : très peu de disques vendus. Peut-être que le public réclamait un peu de folie et de délire musicaux

Malgré tout Camel est un album de qualité qui annonce les réussites des albums ultérieurs.

 

flecheQuelques commentaires sur les titresCamel 1973

Les parties chantées sont courtes, entrecoupées de longues plages instrumentales.

Slow Yourself Down : influence blues-rock (titre essentiellement instrumental) – avec un petit côté SANTANA.

Mystic Queen ballade aux accents mélancoliques , chantée en début et fin de morceau 25 secondes avec accompagnement de guitare acoustique- c'est un titre essentiellement instrumental avec une partie centrale consacrée aux claviers entrecoupés de beaux solos de guitare électrique – belles nappes d'orgue.

Six Ate : titre instrumental très blues-rock – belles sonorités du mellotron et du synthé

Séparation : dans ce morceau un beau solo de guitare électrique à 1mn et en fin

Never Let Go : un titre essentiellement instrumental qui commence comme une ballade – belle prestation des claviers à partir de 2mn30 jusqu'à 4mn et solo de guitare en fin.

Curiosity : beau solo de guitare à 2mn et joli solo d'orgue à 3mn ; deux courtes parties chantées en début (à 55sec) et fin de morceau( à 5mn 10) - un couplet repris en refrain.

Arubaluba :  titre instrumental - c'est le plus long (6mn 30), avec influence blues-rock. Dans ce morceau les claviers jouent un rôle central – thèmes simples répétés mais efficaces. Assez bon « bouquet final ».

 

 Jaime Prog


 

flecheMusiciens

Andrew Latimer : guitares, chant (Slow Yourself Down et Separation)

Peter Bardens : orgue, mellotron, piano, synthétiseur, chant (Never Let Go)

Doug Ferguson : basse, chant (Mystic Queen, Curiosity)

Andy Ward : batterie, percussions

 

 

 

flecheTitres

Face 1

1 - Slow Yourself Down (Latimer, Ward) – 4:47

2 - Mystic Queen (Bardens) – 5:40

3 - Six Ate (Latimer) – 6:06

4 - Séparation (Latimer) – 3:57

 

Face 2

5 - Never Let Go (Latimer) – 6:26

6 - Curiosity (Bardens) – 5:55

7 - Arubaluba (Bardens) – 6:28

 

 En 2002 l'album a été réédité en CD - son remastérisé - avec deux titres bonus:

Never Let Go (version single plus courte) - 3:36

et Homage to the God of Light (en concert au Marquee Club) - 19:01

 

J'ai choisi:

Mystic Queen

Six Ate

Curiosity

Arubaluba

Tag(s) : #La montée

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